À moins d'un mois de la sortie d'Orbitals sur Nintendo Switch 2, nous avons pu discuter du jeu avec Marcos Ramos (directeur créatif) et Jakob Lundgren (game director). Au cours de l'interview, nous avons notamment pu revenir sur la question du support physique avec les deux développeurs. Non seulement ils ont pu revenir sur leur décision avec leur éditeur, Kepler Interactive, de proposer directement leur jeu au format physique, mais aussi de leur impression face aux polémiques récentes autour de Sony.

« On est ravi d'offrir ça aux fans » Orbitals, en numérique ET en physique sur Nintendo Switch 2

Orbitals sera donc une exclusivité Nintendo Switch 2. Ce qui a notamment poussé Shapefarm à ce partenariat, outre la proximité géographique au Japon, c'est le fait que la console propose le GameShare, nous a expliqué Jakob Lundgren. Cette fonctionnalité permet de prêter numériquement une copie de son jeu, un plus pour un jeu coop qui peut s'expérimenter en local comme en ligne.

Mais plus que cela, Shapefarm va vous permettre de prêter votre copie physique d'Orbitals. Chose qui paraît de plus en plus improbable aujourd'hui. La preuve avec le code dans les futures boîtes de GTA 6 et l'arrêt du physique sur PlayStation dès 2028.

Pourtant, bien que Shapefarm soit un studio indépendant affilié à un éditeur indépendant – Kepler Interactive en l'occurrence –, il y avait comme une évidence à ce que Orbitals sorte en boîte. « Nous y étions tous les deux très favorables » confie Lundgren. Et le public aussi semble-t-il, puisque Ramos ajoute : « dès l'annonce, plus de la moitié des commentaires disaient : “Est-ce qu'il y aura une version physique ?” ». Il le dit alors avec le sourire : « on est ravi d'offrir ça aux fans ».

Comme quoi, en dépit des habitudes qui tendent vers le tout dématérialisé, la demande pour le physique est réelle. Kepler est d'ailleurs un éditeur connu pour proposer des éditions physiques pour la plupart de ses jeux. Shapefarme succédera donc à des studios comme Sloclap (Sifu, Rematch) et Sandfall Interactive (Clair Obscur: Expedition 33), qui ont eu droit à leurs jeux en boîte. Mais là, l'annonce à une saveur encore plus pertinente dès lors que Orbitals a une très forte vibe années 1980 :

En repensant aux années 1980, le numérique n’existait pas. Par conséquent, on a le sentiment qu’il devrait y avoir une version physique du jeu.

Jakob Lundgren, game director

Orbitals jaquette nintendo switch 2.
© Shapefarm

Rien n'égale la sensation du format physique

Le choix du physique va cela dit au-delà du souci de cohérence avec l'univers d'Orbitals. Les développeurs de Shapefarm ont un attachement particulier à ce format. Pourtant, Lundgren n'est « pas vraiment collectionneur », de son propre aveu. Mais il le dit, « si j'ai le choix, j'achèterai toujours une copie physique ». Et cela, il a le sentiment que c'est quelque chose qu'il tient de son enfance :

Ça vient peut-être de mon enfance, quand tu achètes un jeu, puis dans la voiture, sur le chemin du retour, tu lis le manuel et tu regardes le dos de la boîte. Pour moi, il y a quelque chose de vraiment agréable à tenir une copie physique d’un jeu entre les mains.

Jakob Lundgren, game director

Marcos Ramos rebondit tout de suite sur cet argument, car, pour lui « tenir un jeu entre ses mains procure quelque chose d'inégalable ». Lundgren utilise alors l'image de la liseuse comme sorte d'exemple même de la sensation du physique. Alors qu'il vient d'investir dans une Kindle, il se rend compte qu'il lui manque quelque chose : « J’aime bien prendre un livre, le tenir, l’ouvrir pour la première fois, sentir son odeur… Il n’y a rien de mieux que tout ça ! ». Et d'une certaine façon, il n'y aura peut-être pas mieux que d'ouvrir la boîte d'Orbitals et d'insérer sa cartouche dans sa Nintendo Switch 2 dès le 3 septembre prochain.